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Retour sur un Rock en Seine sauvage et merveilleux

Le ridicule Lana Del Rey, Flume et Joey Bada$$

Dans la famille du ridicule de Rock en Seine, je choisis Lana Del Rey, Flume et Joey Bada$$. Que la pioche fut mauvaise avec ces 3 là.

Déjà mettre la pauvre Lana sur la grande scène, elle et son charisme ridicule, forcément ça ne pouvait pas coller. Et que dire de cette voix, voix soutenue par du playback indispensable… Pour sa défense, la pauvre Lana n’a pas été gâtée ce dimanche avant Queen of The Stone Age aussi. Les fans de Josh Homme ont du apprécier… Certes, je ne suis pas son plus grand fan, mais à part ramener des aficionados et vendre des billets, l’intérêt de Lana Del Rey est plus que limité. Les fleurs des headbang en masse se sont fanés direct. Retournez à vos albums.

N’oublions pas de parler de Flume. Le comble du ridicule pour un jeune à l’immense talent de producteur mais incapable d’assurer la moindre performance live. A part sa prestation de mime du DJ, il y a peu d’intérêt de voir Harley Streten en “live”. Le David Guetta des jeunes générations se permettant en plus un soundsystem au delà des limites audibles, histoire d’impressionner et de faire kiffer son jeune public. Ridicule et dangereux. De l’esbrouffre comme il faut. Comme Lana, ça attire les foules. Au moins ça. Dommage.

Dans un style de foutage de gueule différent, c’est au tour de Joey Bada$$. Voilà 20 ans que les rois du hip hop américain nous rabattent les mêmes concerts à base de “Hand’s up!” et autre “What’s up ?!” En live, Joey Bada$$ n’est que le stéréotype de ces mauvais concerts où le talent et le flow sont mis de côté. Bon qu’à arguer la foule de lever les bras en l’air, de gauche à droite, à balancer des samples de Kanye West, pour le reste il va falloir bosser. De l’énergie fatigante à voir tellement on s’emmerde. Il n’y a que les jeunes amassés devant qui ont du apprécier, merci leur weed surtout. Il n’a pas volé les dollars dans son nom celui là.

Oublions ces 3 là et passons à autres choses et aux meilleurs de ce Rock en Seine svp.

L’émerveillement de la scène basque avec Petit Fantôme et Frànçois and The Atlas Mountains

Deuxième meilleur moment de Rock en Seine, le concert de Petit Fantôme. Pour l’occasion, le groupe de Pierre Loustaunau nous a fait le plaisir de jouer en intégralité la formidable mixtape Stave sortie l’année dernière. Une mixtape dans les meilleurs sons de 2013 que vous pouvez télécharger sur petitfantomestave.com. Entre pop onirique et chanson rêveuse, jamais larmoyante, faite de vrais morceaux de vie. Voir ces chansons de nouveaux exister en live fut merveilleux. Bien qu’elles soient plus belles à vivre dans les salles obscures, le soleil éclatant du dimanche après-midi n’en fut que plus chaleureux. Petit Frantôme envoute avec des ballades pop aériennes mais également avec du bon son rock dont eux-seuls ont le secret. Comble de ce concert magique, selon les dires d’après concert, la setlist fut construite au gré des titres, en fonction de l’ambiance et de leur humeur. Un concert à l’instinct. Seuls des musiciens qui se connaissent par coeur peuvent oser le ‘sans filet’ en festival. Bravo ! Il n’y a rien à dire, la scène basque est fabuleuse. Pierre avec Petit Fantôme ou François avec Frànçois and The Atlas Mountains la veille (un instant à Rock en Seine aussi magique que celui de La Route du Rock). Ceux là méritent notre reconnaissance éternelle. Ils frappent simplement par la beauté absolue de leurs chansons, et avec encore plus d’émotions sur scène. Peu importe d’où elle tire sa substance, cette pop enchantée et légère, qui draine néanmoins des thèmes sérieux, consacre de véritables talents français. Magique

Et ce n’est que le début d’un magnifique mouvement de la chanson en France car vient ensuite deux tout aussi merveilleux nouveaux groupe avec ALB et Feu! Chatterton.

Le renouveau du pop-rock français avec ALB et Feu! Chatterton

En 2007, on découvrait ALB avec son Mange-Disque, le premier disque d’un touche-à-tout mariant admirablement des bidouillages électroniques et des claviers rétro à un sens de la composition rare sous nos latitudes. On retrouve ALB au printemps 2014 avec le encore plus génial Come Out! It’s Beautiful. Ce geek a donné vie à un second album toujours aussi ingénieux, sans avoir peur de sa véritable nature de songwriter surdoué. Ou comment insuffler la vie à des machines, et les faire chanter. Des machines chantant devant un parterre immense de monde. En plus de vivre un génial concert, c’est surtout le plaisir de le partager avec autant de connaisseur qui fait plaisir. La preuve en vidéo :

C’est très tôt qu’il fallait arriver le dimanche pour ne pas rater la sensation Feu! Chatterton. Le rendez-vous était donné à 14h30. Je vous raconte pas la galère. Je vous raconte plutôt le plaisir que d’avoir assister au premier grand moment d’une jeune carrière. Leur emphase et leur préciosité de dandys branchés peuvent agacer, mais l’ambition et l’originalité des cinq garçons de Feu! Chatterton réveillent avec panache le troisième jour de Rock en Seine. Un joli parterre de curieux et d’initié s’était donné rendez-vous pour ce concert. Leurs chansons rock à texte, à la fois mystérieuses et incarnées, prennent une ampleur rare sur scène. Conquis de la première mesure à la dernière. Un effet conjugué d’une voix charnue et légèrement voilée, d’une interprétation théâtrale, de compositions aux ruptures savamment orchestrées, et surtout d’une écriture riche et lyrique. Sans doute emprunté autant à Gainsbourg qu’à Bashung, ce nom d’album “Chatterton” dit aussi l’ambition poétique du groupe, qui manie avec autant d’élégance la prose que l’électricité. Feu! Chatterton marquera la rentrée musicale, c’est à n’en pas douter. Vivement les salles obscures et les nouveaux morceaux !

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