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Retour en mots et en live sur la 7e édition du Pitchfork Music Festival 😍

Le retour fabuleux de Sylvan Esso

Que le temps fut long depuis leur grand premier album éponyme sorti en 2014, voilà Sylvan Esso de retour avec un nouvel album What Now? Et c’est effectivement la question qu’on pouvait se poser après tout ce temps. Comme une évidence, Sylvan Esso démarre avec leur tube Hey Mami. Qu’ils ont du s’y prendre à deux fois d’ailleurs. Un faux départ qui surtout permit à tout le monde de reprendre son souffle avant cette fête intense proposée par ce duo si attachant. Avec leur pop électro faussement douce, Amelia Mealth et Nick Sanborn continue inlassablement son entreprise de séduction. Sur scène, la recette est simple : Amélia Meath danse, chante et éblouit avec son charisme, une géniale pile électrique juchée sur plateform shoes, de l’autre côtéNick Sandborn travaille ses mélodies acérées, insolentes et festives. Un live qui laissa béat de transpiration.

Le voyage autour du monde de Jacques

Jacques a le chic pour intégrer toute une panoplie de sons venus d’ailleurs à une électro minimaliste et envoûtante : une cloche tibétaine, un grincement rocailleux, une boîte de conserve, tout est bon pour déplacer, tordre, bidouiller les bruits du quotidien afin d’en révéler la richesse tonale. On est d’abord surpris du choix de ces objets prosaïques pour finir surpris que cela fonctionne si bien. Sur scène, la surprise et le sourire l’est d’autant plus du coup. Le voir jouer avec ses objets du quotidien, l’entendre nous faire danser comme des enfants, Jacques n’a pas besoin de le dire, mais le temps d’un concert Jacques a ce talent de nous faire oublier le superflu. Et de nous faire aimer le monde quelqu’il soit.

Le phénoméne Loyle Carner

Sur la pochette de son premier album Yesterday’s Gone, Loyle Carner pose sourire aux lèvres entouré de sa famille, ses amis, et même son chien. On est bien loin des « ego-trip » surdimensionnés dont le hip-hop se délecte, bêtement. La nouvelle et belle sensation londonienne rappe en tenant le jersey de son père à la main, un maillot d’Eric Cantona de la belle époque, et balance son flow avec le sérieux de son âge. Sincère, efficace, talentueux, enthousiaste, Loyle Carner est sur scène comme à la maison, avec le bar et le fauteuil de chill, et on est content de faire partie de la famille l’espace d’un instant. Découvert durant les Avant-Garde l’année dernière, Loyle Carner continue de grandir. Et c’est tant mieux pour nous. Vivement la suite !

La grosse claque Run The Jewels

Run The Jewels, on connait bien. On les avait déjà vu il y a deux ans. Et vu le show sur le moment, l’attente était grande pour tout le monde de remettre le couvert et de se prendre une nouvelle claque comme El-P et Killer Mike ont le secret. Parce que quiconque a la chance de voir Run The Jewels en concert se doit de se sentir privilégié : l’engagement des deux hommes s’exprime d’abord et avant tout par l’étroite communication qu’ils établissent avec leur public. La musique de Run The Jewels est bâtie pour la transmission : puisant dans l’électro pour enrichir leurs productions, reprenant au punk son énergie frontale, ils profitent du live pour exploiter leurs délires psychédéliques et propager leur militantisme politique. D’un côté, Killer Mike, légende vivante de la scène rap d’Atlanta ayant notamment traîné avec OutKast. De l’autre, El-P, ancien membre de Company Flow, évoluant aujourd’hui en solo et produisant une tonne de jeunes rappeurs. Leur duo s’appelle Run The Jewels et c’est ce qui est arrivé de mieux au rap américain ces dernières années. Tout simplement.

En résumé :

Tops

Flops

– L’incroyable show de The Blaze et de Run The Jewels
– Les performances techniques de Kamasi Washington et BADBADNOTGOOD
– L’aventure Isaac Delusion de plus en plus belle
– La coolitude de Kevin Morby et Loyle Carner
– Les découvertes Avant Guarde

– Le ridicule de Princess Nokia
– La beaufitude de Polo & Pan
– La déception The National
– Le mauvais horaire de Rone
– La galette saucisse à 7,50€

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