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Retour sur le festival Les InRocks Philips 2014

L’ennui Chet Faker

Continuons dans la douceur. Armé de sa plus belle barbe rousse, Chet Faker débarque sur scène tel un messie. L’australien a de quoi imposer avec le succès de son album et le succès de ses collaborations avec Flume. Malheureusement, le crooner electro-soul tente, tant bien que mal, à imposer une ambiance tout en apesanteur. Sa voix n’étant pas assez puissante pour imposer quoi que se soit. Un simple sourire ou regard complice auraient pu aider le public à s’envoler avec lui. L’hipster fragile dégouline de complaisante, se transformant au fil des titres en une vulgaire copie d’un mannequin Asos. Stylé mais transparent, il a beau se démener avec ses machines, l’impression qu’il n’offre rien de plus que ses shows millimétrés devient limite désagréable. Après l’ambiance de Glass Animals, Chet Faker ennuie. A l’instar d’un James Blake, on préfère la musique dans les oreilles au fond du canapé que de le voir sur scène.

L’indigestion The Shoes

Ce premier soir à la Cigale devait être le grand retour de The Shoes. On distribuait même des “Chemicals” à l’entrée, histoire de se mettre dans l’ambiance. L’excitation était palpable pour la plupart. Les Rémois de The Shoes sont devenus au fil des années une valeur sûre, tellement Guillaume Brière et Benjamin Lebeau ont cartonné avec Crack My Bones, surtout sur scène. Pétillant et dansant, l’electro-pop de The Shoes comptait bien remettre le couvert pour cettes exclu et avant-première du nouvel album au festival les inRocks Philips. De quatre batteurs pour les rythmes primitifs, on passe à deux, histoire de laisser les basses des machines de The Shoes prendre encore plus de place. Un gros son qui tabasse, macéré dans de la dance-machine à faire frémir les haciendas de la vieille rave anglaise. Un gros son aux accents du big beat et de la grande techno-house des 90. Un gros son qui laisse peu de place aux mélodies electro-pop. Bien trop tapageur. Pas du tout dans l’ambiance et leur délire. Le public est mi-chaud, mi-c’est quoi ce bordel. Esser, Thomas Azier ou Sage enchaînent sur la scène et peinent avec leur voix. Même leurs anciens tubes comme Time to Dance ou Wastin Time ont un goût amer avec ces machines tapageuses. L’envie est bien présente, les sifflets sont autour du cou, mais l’ambiance est totalement déséquilibrée. Difficile de rentrer dans leur nouveaux jeux, dans ces nouvelles chaussures trop grandes. Après la molesse de Chet Faker, la nouvelle violence de The Shoes frise l’indigestion. Quelques belles sensations comme cette reprise de Born Slippy – comme une évidence – mais l’ensemble peine à arriver à la cheville de leur ancien show. Bien sûr, présenter Chemicals en avant-première, alors que le public n’est pas encore familiarisé avec ses nouveaux morceaux et souhaite danser sur leur ancien tempo, est toujours une énorme prise de risque. Un nouveau spectable bien trop acide, bien trop grand pour cette petite Cigale, difficile à juger. Attendons de revivre tout ça dans les prochains festivals estivaux.

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