Avec leur EP Hideout et en seulement 5 titres, Parcels réussit l’exploit de nous faire voyager de Byron Bay à Berlin, d’une pop bercé d’émotion et de douceur à une électro-funk sexy de tous les diables. L’été peut enfin démarrer !

Parcels est un groupe de funk-pop formé en 2014 sur les côtes sauvages de Byron Bay en Australie. Patrick Hetherington, Louie Swain, Noah Hill, Anatole Serret et Jules Crommelin ont préféré la musique et la funk au surf sauvage de la région. Au fil des années, ils ont tissé un lien musical fort jouant dans des formations allant du métal à la folk. Relevant le défi de suivre les traces du groupe de metalcore Parkway Drive, étant des mêmes rivages. Cette large diversité d’influences et de sensibilités fusionne chez Parcels dans un mélange unique d’electronica contemporaine et de funk disco épanoui, où les grands espaces ouverts par les synthés et une section rythmique électronique rencontrent de fringantes guitares et des harmonies vocales multifacettes. À écouter Parcels, on se prend une bonne dose d’énergie pure. Leur approche se veut plus organique et leurs morceaux conjure ainsi une disco festive qui rappelle la chaleur soul de Chic à leurs débuts. Comme l’idée dans les oreilles qu’avec Parcels les Daft Punk se seraient enfin décider à jouer live leur meilleur tubes disco de Random Access Memories. Captivant, bouillonnant et musicalement impressionnant.

Parce qu’ils le valent bien

Le quintet s’est formé durant leur dernière année au lycée au cours de laquelle ils ont enregistré leurs premiers morceaux entre studios improvisés et garages mal éclairés. Peu de temps après un premier EP ayant reçu un accueil positif en Australie et en Europe, les cinq garçons quittent le soleil de leur terre natale pour la pépinière artistique de l’Europe. Direction Berlin. Avec un aller simple, de fidèles claviers et peu de liquidités en poche pour tout bagage. L’aventure, c’est l’aventure.

La décision téméraire d’emménager à l’autre bout du monde se révèle payante lorsque le funk lumineux du quintet parvient aux oreilles de Kitsuné. Toujours à l’affût de nouveautés, le label décide d’inclure un morceau de Parcels sur l’édition 2015 de leur fameuse compilation Maison. Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, ils rencontrent rapidement Gildas Loaëc, fondateur de Kitsuné, et sont accueillis à bras ouverts dans la famille du label au renard français. Officiellement signés sur le label parisien et résolument installés à Berlin, Parcels continuent d’affûter leur son, cette fois dans une jungle urbaine faite d’appartements étroits, au grand dam des voisins qui n’en demandaient pas tant. Et sans trop le vouloir, ils se rappellent aux douces sonorités de Jungle d’ailleurs.

Myenemy et Gamesofluck sont les premiers titres qui font connaître Parcels dans nos frontières. Mais c’est avec le dernier single Older que Parcels prend son envol. Le titre le plus tendre de cet EP plutôt dansant dans l’ensemble. Le leitmotiv électro-disco habituel mis de côté, Parcels nous ouvre les portes de leur intimité. Une boîte à rythme classique, des guitares et basses enjouées ainsi que de subtiles touches ambiantes de percussions et de synthés donnent à ce titre un aspect minimal et dénudé. De légères harmonies vocales vont et viennent au gré de la mélodie. Les arrangements sont plus directs, plus tranchants que sur les autres titres de l’EP Hideout. En 5 titres, Parcels réussit l’exploit de nous faire voyager de Byron Bay à Berlin, d’une pop bercé d’émotion et de douceur à une électro-funk sexy de tous les diables. L’été peut enfin démarrer !

☞ L’EP Hideout de Parcels est sorti le 27 janvier chez Kitsuné et s’écoute à la suite sur Spotify et Deezer.

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Écoutez l’EP Hideout de Parcels