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☀️ H-Burns fait le point sur sa vie avec Midlife

Voilà H-BURNS​ de retour avec Midlife, toujours en grande forme et toujours avec ses belles mélodies. Et surtout avec l’impression qu’il fait le bilan de ce superbe voyage.
On avait d’abord connu H-Burns singer-songwriter, “à l’ancienne”, voix-guitare acoustique, cousin français de Will Oldham et Jason Molina. Puis leader d’un groupe rugueux et enragé, parti enregistrer Off the Map et Night Moves, deux merveilles de disques rocks électriques, aux incroyables espaces. Puis s’adoucir, plus calme, plus pop, plus léché, plus californien, mais toujours aussi inquiet et mélancolique avec Kid We Own The Summer. Le voilà de retour avec Midlife, faisant le bilan de ce superbe voyage.

Midlife est le quatrième album studio d’H-Burns, sous le label Vietnam/Because Music. Renaud Brustlein de son vrai nom revient donc avec 12 titres beaucoup plus personnels. Et qui vont nous parler à tous. Un nouvel album à la grande écriture, qui le place indéniablement dans la catégorie des Kurt Vile, Kevin Morby ou Andy Shauf. Le disque d’un artiste qui s’assume pleinement, contrairement aux précédents albums qui l’avaient vu collaborer avec les génies Steve Albini ou Rob Schnapf, il a dirigé ce disque lui-même, choisissant ses musiciens (Earl Harvin à la batterie, Kate Stables de This Is The Kit pour chanter à ses côtés sur Sister) et ses partenaires de production (Stuart Staples d’abord, puis Noah Georgeson ensuite, pour le mix) pour obtenir le disque qu’il avait en tête : celui qui fait le point sur une vie.

Et de retour pile poil pour le Printemps, H-Burns a bien compris que sa musique s’accompagne forcément de soleil. De grandes routes, de décapotable et de vent dans les cheveux. À l’américaine. Parce que le truc à Renaud Brustlein, son Eldorado, sa maîtresse, c’est l’Amérique. Celle de Johnny Cash, de Neil Young et de Springsteen, de John Fante et de Will Oldham ; une Amérique rugueuse, crépusculaire, avec son lot d’errances, de déshérence, de mélancolie poisseuse – mais qui sait aussi se faire flâneuse et légère, aurorale comme sur son nouvel album Midlife. Digne successeur de l’excellent déjà Kid We Own The Summer. Et forcément, ce n’est pas pour déplaire.

Le rock de H-Burns caresse doucement les oreilles comme une légère brise californienne. Mais difficile d’ancrer cette musique intemporelle dans une quelconque contrée. Depuis 2006, H-Burns va où on ne l’attend pas. Depuis tout ce temps, ni son nom, ni sa musique, ne mettent la lumière sur les origines d’H-Burns. Ça tombe bien, Renaud Brustlein n’aime pas les étiquettes, surtout quand elles permettent une géolocalisation. Bien que le drômois d’origine est certainement le plus excitant défenseur d’une vie à l’americana depuis Night Moves. Avec son rock mélodieux chanté en anglais, difficile de ne pas penser à The National, Walkmen, Balthazar et même Pavement. Difficile de ne pas accompagner cette musique avec la découverte des grands espaces dans une décapotable, avant-bras sur la portière et cheveux au vent. Un rock d’une beauté vaporeuse et contemplative, qui invite à la flânerie. Une belle leçon de spleen californien guitare en bandoulière.

En douze années et sept albums solo, Renaud Brustlein a dressé une cartographie toute personnelle de cette Amérique aussi fantasmée que réelle, entre folk dépouillée et vibrante, et élans rock (dans la lignée lo-fi de Pavement). Idéal pour soigner notre vague à l’âme de sortie d’hiver et nourrir alors nos envies et désirs des premiers jours au soleil.

Midlife de H-Burns sort le 29 mars 2019 chez Vietnam et Because.

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