De loin l’évènement de ce début d’année. Et certainement le plus bel album électro déjà. Migration est sans contexte le meilleur de Bonobo. Une douzaine de titres époustouflants, habités d’un groove exotique subtil et captivant. Migration prend naissance dans le monde entier et nous offre un voyage riche de toutes ces diversités. Gros coup de coeur de ce début d’année ❤️

Des nouveaux sons de Simon Green aka Bonobo, c’est toujours un événement, mais quand il annonce l’arrivée d’un tout nouvel album (son première depuis 2013 et The North Borders), il y a vraiment de quoi s’émerveiller. Et Migration ne déroge certainement pas à ce fait ! De l’émerveillement, c’est bien ce qu’on ressent quand on écoute le magistral Migration de Bonobo, son sixième album sorti le 13 janvier chez Ninja Tune. Un album qui prend sa place tout en haut des meilleurs albums électroniques, voire même au-delà.

Le principal single Kerala a été le premier titre enregistré par Bonobo pour ce nouveau disque, sur la route de sa tournée américaine en 2014. C’est à la fois une pièce classique de la musique de Bonobo mais avec un développement nouveau avec des arpèges tendues superposés sur un rythme mélodique follement dancefloor. La musique se construit peu à peu jusqu’à l’introduction d’une voix façon RnB, celui de Brandy, lui-même découpé et traité comme une texture à part entière. Kerala une construction parfaite, certainement le titre qui représente le mieux l’univers hypnotique de Migration.

Bonobo, tout là-haut

Tour à tour luxuriant, maniaque, beau, mélancolique, joyeux, rempli d’émotion et d’habileté technique, Migration est peut-être l’album le plus ambitieux qu’est jamais composé Bonobo. Il capture si bien l’air du temps. Un album plein de mouvement. « La vie a des hauts, des bas, des moments forts et silencieux, des beaux et des laids. La musique est un reflet de la vie », comme aime le commenter Simon Green. En effet, il existe une « nature transitoire » à l’album, une migration intemporelle. Aussi bien par les thématiques et les sonorités qu’il explore que par la technicité de sa composition.

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Une migration naturelle mais évidente d’influence diverse et variée. Le featuring avec Michael Milosh de Rhye sur le titre Break Apart a été enregistré non pas au Canada où il habite mais à Berlin. Un autre featuring impose la patte d’une culture expérimentale et soul australienne avec Nick Murphy, aka ex Chet Faker. Nicole Miglis of Hundred Waters, originaire de Floride, offre une voix superbement discrète pour les textures scintillantes de Surface, tandis que le groupe marocain Innov Gnawa, basé à New York, fournit les voix de Bambou Koyo Ganda. De plus, Simon Green a utilisé un sampler presque chaque jour et trouvé des sons dans un ascenseur à l’aéroport de Hong Kong, durant une pluie à Seattle, en séchant son linge à Atlanta…

Migration prend naissance dans le monde entier et nous offre alors un voyage riche de toutes ces diversités.

Migration de Bonobo est sorti le 13 janvier 2017 chez Ninja Tune et s’écoute à la suite sur Bandcamp et Spotify.

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Écoutez l’album Migration de Bonobo




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