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🌇 Telosa, la ville futuriste et utopique de Marc Lore

Quand on est milliardaire, pourquoi se construire une super belle et grande maison, si on peut construire une belle et grande ville pour tout le monde ? Telosa est un projet fou du milliardaire américain Marc Lore : une ville futuriste inspirée du courant de pensée économique du XIXe siècle.

Marc Lore est une sorte de petit génie du monde l’e-commerce. Surnommé le “LeBron James du e-commerce” par l’autre grand homme d’affaire Matt Higgins, Marc Lore a fait son succès en créant plusieurs sites de vente en ligne. D’abord Diapers.com qu’il a vendu pour $545 million à Amazon en 2011, puis Jet.com à Walmart pour $3.3 milliard en 2016 ; Walmart dont il est devenu par la suite le patron de la branche e-commerce au même moment. Quittant son poste en début d’année, le désormais milliardaire se consacre désormais à un tout autre type de projet : Telosa. Souhaitant alors répondre au plus gros défi auquel sont confrontés les États-Unis selon lui : les énormes écarts de richesse au sein de la population, à même selon lui de “détruire l’Amérique”.

Il y a quelques jours, Marc Lore a annoncé Telosa, une ville utopique qu’il construit à partir de zéro, en plein milieu du désert. L’Utah, l’Idaho, le Nevada, l’Arizona, le Texas et les Appalaches sont actuellement proposés comme emplacements potentiels. Le projet vise une population de 5 millions de personnes d’ici 2050, une densité de population semblable à celle de Singapour quand même. La première phase de construction prévue en 2030 devrait abriter 50 000 résidants, “qui vivront dans un quartier circulaire d’environ 600 hectares, une zone facilement traversable à pied”, comme Marc Lore a pu l’expliquer au magazine Bloomberg Businessweek. “La légende du commerce électronique Marc Lore dit avoir les plans pour une ville parfaite. Maintenant, il n’a plus qu’à la construire.”

“Laissez le peuple posséder la terre !” explique Marc Lore. “Mais de manière capitaliste.”

Bien évidemment, Telosa ne vient pas de n’importe où. Ce nom tire son origine du mot grec ancien telos, qui signifie ‘objectif supérieur’. À croire que Marc Lore, à force de tout réussir dans sa vie, souhaitait se donner un challenge à la hauteur de sa personne… Inspiré par les idées de la propriété foncière de l’économiste Henry George, auteur du manifeste Progrès et Pauvreté (1879), l’entrepreneur fou souhaite en effet créer une fondation privée, créer un avenir plus équitable et durable pour tous sur un modèle capitaliste. “Nous avons une chance de prouver un nouveau modèle de société qui offre aux gens une meilleure qualité de vie et de plus grandes opportunités. Quand j’imagine la vie dans 30 ans, j’imagine que cette Équité servira de modèle pour d’autres villes – et même le monde – et que Telosa devienne un lieu de fierté pour tous ceux qui y vivent.” Parce qu’au coeur du projet de Marc Lore, il existe cette idée forte d’Équité : un système économique dans lequel les citoyens ont une part d’intérêt dans les terres de la ville. Sachant que toute personne serait autorisée à construire, conserver ou vendre une maison, un bâtiment ou toute autre structure, mais la ville conserverait la propriété ultime du terrain.

Le design de Telosa est imaginé et sera réalisé par le cabinet d’architectes Bjarke Ingels Group (BIG) appartenant à l’architecte danois Bjarke Ingels. Son horizon unique se compose de bâtiments en forme de treillis, y compris un groupe cylindrique appelé la tour Equitism. Le “phare pour la ville” sert de centre civique pour les rassemblements, tandis qu’un toit photovoltaïque, un réservoir d’eau surélevé et des fermes aéroponiques aident à approvisionner la ville. Il est entouré d’un parc central luxuriant avec des espaces publics animés plantés de faune indigène et de réservoirs pour stocker de l’eau pour la métropole. Les paysages se tissent à travers les pâtés de maisons avec des routes construites davantage pour les vélos et les piétons. Le transport étant nécessaire, les voitures autonomes lentes emmènent les habitants en toute sécurité au travail, dans les magasins et dans les espaces publics.

Reste que la facture totale du projet Telosa avoisine 337 milliards d’euros. Il faudra en convaincre du monde alors… Et bien évidemment Telosa a quelque détracteurs déjà, comme Sarah Moser, spécialiste de la géographie urbaine de l’université canadienne McGill. Comme elle l’a expliqué à Bloomberg Businessweek, ce type de projet prend naissance surtout dans l’imaginaire des grands patrons de la Big Tech, animés par la conviction que des start-up privées sont la solution à tous les problèmes. Selon Sarah Moser, les chances de voir aboutir le projet de Marc Lore sont donc plus ou moins nulles. Mais elle lui donne “des félicitations pour son originalité”.

☞ Pour en savoir plus sur Telosa, servez-vous sur cityoftelosa.com.

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