Entre berline et crossover, voici donc le dernier né de la famille Volkswagen : le T-Roc. Avec son look atypique et un design avant-gardiste, il annonce le virage séduisant que prendra les prochains modèles du constructeur allemand. J’ai pu prendre le volant d’un T-Roc 2.0 TSI 190 DSG7 4MOTION First Edition le temps d’un week-end enneigé. Ce nouveau T-Roc est-il un énième SUV ou un SUV qui  a de quoi se faire remarquer ?

Et oui, encore un SUV. En même temps, c’est un peu de notre faute. L’année dernière, plus d’un français sur trois ont craqué pour ces crossover. Du coup, les constructeurs ne vont pas faire les idiots, et Volkswagen propose ainsi en début d’année son nouveau T-Roc. Frère du Tiguan (dont la version Allspace est en essai par ici), ce nouveau modèle se place comme le plus petit des SUV de Volkswagen, en attendant le Volkswagen T-Cross bien sûr. Avec de nombreux points positifs et quelques bonnes surprises, ce nouveau T-Roc a tout pour séduire le plus grand nombre.

Le nouveau T-Roc est plutôt séduisant esthétiquement

À première vue, ce nouveau T-Roc a quelque chose de sexy. On craque d’entrée de jeu pour son style de petit coupé sportif. Séduisant avec ce mélange des genres ; celui des SUV avec son sabot à l’avant, ses ailes bien saillantes et ses passages de roues bien marqué mélangé avec celui des coupés sa grande calandre, ses inserts chromés, ses arches de roues élargies et cette ligne de toit plongeante qui lui confèrent un certain dynamisme. L’arrière est un peu chargé cependant, avec ces fausses sorties d’échappement notamment. De toute façon et fort heureusement, nous sommes très loin de son (peut-être) ancêtre directe : la Golf Country. À l’époque, Volkswagen avait eu l’idée de rendre 4×4 sa Golf 2 ; ce fut un échec. Bref… Cerise sur le gâteau question design, cette nouvelle signature visuelle lumineuse intégrée dans les pare-chocs avants. Qu’on aime ou qu’on aime pas, il faut noter ici l’audace de Volkswagen par rapport aux anciens modèles.

Volkswagen s’est même lâché avec des teintes de carrosseries assez fun comme le rouge flash ou le jaune curcuma métallisé. Le gris silver que j’ai pu avoir en essai fait également son petit effet, et change agréablement du blanc habituel. On peut même opter, et pour la première fois sur un SUV Volkswagen, d’une peinture bi -ton grâce aux quatre teintes de toit : rouge, noir, blanc et chêne noir. Pour une fois, Volkswagen laisse l’embarras du choix pour que vous puissiez être vous-même au volant de ce nouveau T-Roc.

Compact à l’extérieur, généreux à l’intérieur, et le moins que l’on puisse dire c’est que le propriétaire d’une berline Volkswagen ne sera pas dépaysé avec ce nouveau T-Roc. Dans l’habitacle, il faudra d’abord compter sur cette surprenante planche de bord en plastique dur, et non plus en plastique moussé. Certes, l’approche est un peu rustique, surtout vu le prix final, mais la finition dans les assemblages est bien réalisée. Le dessin est net, sans surcharge inutile, presque dépouillée. Comme sait très bien le faire Volkswagen, chaque chose est à sa place, et du coup on retrouve très vite ses marques. Chaque commande est intuitive, les matériaux de qualité, bien ajustés, le traitement des surfaces moderne. Le large toit panoramique accentue cette impression d’espace et de lumière. La personnalisation s’invite même également à bord avec des inserts qui peuvent être assortis à la couleur de la carrosserie ou à la surpiqûre des sièges. Rien à redire, et encore une fois Volkswagen fait très bien le boulot.

Au volant, on ressent le même agrément de conduite qu’avec une Golf. La même douceur et précision, c’est même encore mieux car ce T-Roc est un poil plus court avec ces4,23 m de long. Et la direction assistée est encore plus légère pour faciliter sa maniabilité. Le gros atout de ce T-Roc reste forcément sa position de conduite, légèrement surélevé. On se sent bien plus en sécurité à bord du T-Roc qu’à bord d’une simple familiale compacte. Faisant plateforme commune avec la Golf 7 du nom, le T-Roc bénéficie de la même technologie. Notamment à bord, un combiné d’instrument entièrement digital, et paramétrable. Sur la console centrale, un grand écran tactile de 8 pouces, intelligemment inclinée vers le conducteur. Toutes les assistances à la conduite bien tendance qui font l’un des succès de Volkswagen, dont on ne peut plus se passer d’ailleurs, comme le régulateur de vitesse adaptatif, l’assistance au maintien de voie, et le freinage d’urgence autonome avec détection de piéton. Ces 3 équipements sont de série sur toutes les versions. Et ça fait plaisir ! Le système Beats Audio en option est plus que performant, d’autant que l’insonorisation est très appréciable dans ce T-Roc.

Plus baroudeur que franchiseur, le nouveau T-Roc se conduit avec un certain plaisir

Avec ce nouveau T-Roc, Volkswagen mise clairement sur l’essence avec une gamme de trois versions du bloc TSI en 115, 150 et 190 ch, associé à une boîte BVM6 ou DSG7 pour la version 190ch associée au 4 Motion (ce que j’ai eu en test). Pour les amateurs de diesel, un seul choix disponible : 2.0 TDI de 150 ch, associé à la boîte DSG7 et à la transmission intégrale 4Motion. Ce n’est donc pas la version la plus économique à l’achat, et surtout la plus pertinente à long terme.

Côté moteur, il y a pas grand chose à dire. Avec une puissance de 190 ch et un couple fort de 320 Nm, le 2.0 TSI offre de très bonnes ressources au T-Roc sur la route. Bien aidé forcément par la boîte DSG7. Ce moteur procure de solides reprises pour doubler et du punch sur tous les types de parcours. Et lorsqu’on passe en mode ‘sport’, impossible de ne pas prendre du plaisir. Malheureusement, les routes empruntées durant le week-end étaient très enneigées et mouillées, je n’ai pas pu pousser l’expérience comme je l’aurai voulu. Heureusement que j’avais le 4Motion pour monter dans quelques chemins, cependant on ressent vite les limites du franchissement. Bien moins pratique sur tous les terrains que le Tiguan Allspace.  Seul petit bémol : le Stop&Start se montre un peu lent et trop engageant au redémarrage. Néanmoins, je reste emballé par les performances de ce moteur monté sur le T-Roc. On sentirait à peine les 1420kg de ce gros bébé.

Au final, ce nouveau T-Roc se prête bien aux longues escapades, surtout que les sièges Sport de ce First Edition offrent un excellent maintien et une assise très accueillante. La seule mauvaise surprise de ce T-Roc vient de sa consommation. On parle de 8,4l/100km en zone urbaine et 6,7l/100km en mixte, j’ai été très largement au dessus. Alors que la plupart du temps,j’étais en mode ‘écolo’…

Clairement, ce nouveau T-Roc a de quoi rivaliser avec les SUV purement urbains. Il est certes moins compact qu’une Renault Captur ou Peugeot 2008, mais il rivalise cependant avec les Opel Mokka X, Mini Countryman et consorts. L’une des concurrentes les plus proches en dimensions reste la Fiat 500X. De tous ces modèles, mon choix se porte sur ce T-Roc, bien que le prix pique un peu… Du coup, quitte à fouiller le porte-monnaie, pourquoi pas prendre son cousin Audi Q2.

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