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Depuis aujourd’hui, la Terre vit à crédit… et s’épuise

Aujourd’hui, lundi 8 août 2016, est ce qu’on appelle “l’Overshoot Day” ; le jour du dépassement. Le jour où les êtres humains consomment plus de ressources naturelles que ce que la Terre peut leur fournir.

L’Overshoot Day ou jour du dépassement est un moment charnière pour la planète, un jour limite. Un jour dans l’année où, théoriquement, toutes les ressources renouvelables de la planète pour cette année ont été consommées. Au-delà de cette date, l’humanité puise donc dans les réserves naturelles de la Terre d’une façon non réversible si bien qu’à terme, la raréfaction des ressources condamnera l’humanité à rationner les ressources et donc à entrer en décroissance. Idéalement, à partir du 8 août 2016, nous devrions ne plus consommer du tout de ressource de la Terre : ni eau, ni fruit, ni légume, ni viande, ni quoi que ce soit. Une diète qui n’émettrait plus aucun gramme de gaz à effet de serre et qu’il faudrait tenir jusqu’au 31 décembre 2016.

Les 21 semaines qui nous séparent de 2017 sont “en trop” pour les ressources que la Terre a à nous offrir.

Cette date du 8 août 2016 est calculée par l’ONG américaine Global Footprint Network, créatrice du concept d’empreinte écologique, et publiée sous le nom d’Earth Overshoot Day. L’idée est de ramener la consommation et la production naturelle de ressources sur une année car plus médiatisable qu’un pourcentage. Cela permet de prendre conscience qu’à partir de cette date, l’humanité “vit à crédit” ; soit 21 semaines en trop pour les ressources que la Terre a à nous offrir. Passée cette date, la Terre ne peut plus se régénérer. Le message est clair : nous, humains, devons cesser de griller des cartouches irremplaçables.

Le calcul de l’Overshoot Day comprend trois paramètres : la biocapacité ou capacité de production biologique de la planète (quantité des ressources naturelles fournies par la Terre l’année considérée) ; l’empreinte écologique de l’humanité (consommation humaine en ressources naturelles l’année considérée) ; le nombre de jours dans l’année, soit 365 par convention. Soit : Overshoot Day = ( Biocapacité / Empreinte écologique ) x 365

L’Overshoot Day ne fait que s’avancer depuis 1986

Depuis la première fois où le concept d’Overshoot Day a été lancé, la date de dépassement n’a cessé d’avancer dans le temps. En 1986, l’Overshoot Day survenait le 31 décembre. Cela du à une surconsommation qui n’a cessé d’exploser au fil des années dans les pays du Nord, et aux émissions de gaz à effet qui se sont envolées.

Pour satisfaire chaque humain sur Terre, il faudrait aujourd’hui 1,6 planète par habitant. Le plus grave est que tout le monde ne consomme pas de la même manière alors que nous sommes tous sur la même planète. Par si un Indien “grignote” en moyenne 0,7 planète, soit moins que ce que la Terre met à disposition, un Etats-Unien consomme 4,8 planète chaque année. Le record est détenu par les Australiens qui consomment chaque année 5,4 planète ! La France est placée au 6e rang mondial des plus gros consommateurs de planète, malgré son très important parc nucléaire.

“En 1990, l’Overshoot Day survenait le 7 décembre. En 2000, c’était le 1er novembre. En 2010, c’était le 21 août et aujourd’hui le 8 août. L’aggravation des choses est patente”, détaille Arnaud Gauffier, responsable de cette campagne au WWF.

La planète finit donc pas s’épuiser petit à petit. Malgré les grandes réunions COP et les beaux discours de nos dirigeants, la Terre voit chaque année des espères disparaître… Il est urgent alors de changer nos manières de consommation. Sans avoir à juger ou accabler son voisin. En consommant plus local ou en favorisant la marche à pied ou le vélo par exemple. Car si nous continuons ainsi, l’Overshoot Day se situera au milieu de l’année en 2030.

☞ Quelques histoires pour consommer mieux sont à découvrir sur le site overshootday.org.

☞ Pour plus de chiffres et d’informations sur l’Overshoot Day, servez-vous sur le site Global Footprint Network et l’article du Nouvel Obs.

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