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Un We Love Green 2015 entre vert, bleu et gris

Un festival gris au deuxième jour mais bien meilleur qu’au premier

La pluie pour José González, Joey Bada$$, Daniel Avery et Ratatat, et alors ? Sale temps pour la Stan Smith, headband à fleurs en berne, la pluie donne le La de la deuxième journée du We Love Green. Au festival du style, de la couleur et du déguisement, le dimanche a été grisâtre du début à la fin malgré les quelques rayons de soleil José González, Daniel Avery, Joey Bada$$ et Ratatat bien sûr.

Arrivée tardive et début de journée maussade, même Pional a eu du mal à nous lancer, Låpsley a presque réussi à nous décourager. Heureusement que José González était là, avec ses quelques petites éclaircies bienvenue. Huit ans après In Our Nature, José González est de retour. Passée la parenthèse Junip, le guitariste tricoteur Argentino-Suédois émerveille de sa voix désincarnée et troublante, et ravi avec les titres de son nouvel album Vestiges & Claws. Le messie à la barbe courte caresse sa guitare, la tricote et nous emporte vers de nouveaux cieux lumineux. Bien au delà du ciel gris et pluvieux. A travailler si bien le minimalisme, le troubadour nous fait nous attacher au détail, le bruit des doigts qui glissent d’une corde à l’autre. Avec sa bande tout devient beau. Tout seul, il l’est encore plus. Sincère, envoutant, la foule ne s’est pas trompé en venant se réchauffer devant José González.

José gonzalez © WLG Yulya Shadrinsky
Le messie devant ses apôtres [© WLG Yulya Shadrinsky]

Joey Bada$$ en patron ! Depuis ses premières mixtape, le gosse renverse New York et la planète rap avec. Joey Bada$$ est une effrayante machine à cracher des punchlines et à foutre le feu sur scène. 20 ans à peine, Joey Bada$$ créé l’évènement à We Love Green. Ca saute, ça monte partout, ça gueule, ça balance des punchline, ça motive la foule immense venue le voir, ça emmerde la police. On l’attendait avec sa bande The Pro Era, sa meute de jeunes loups dévorant la Grosse Pomme, finalement Joey était avec seulement deux compères. Le Prince de New York n’a pas besoin de plus pour foutre le feu de toute façon. Seul représentant hip-hop de ces deux jours, Sony Music peut êre fier de son poulain. Le mec impressionne, la preuve en vidéo :

joey badass © WLG Yulya Shadrinsky
C’est pas beau de montrer du doigt, mais bon Joey peut tout se permettre [© WLG Yulya Shadrinsky]

Pas le temps de se reposer, Daniel Avery enchaine sur la scène électro. Il y a un peu plus d’un an, le protégé d’Erol Alkan sortait l’album qui allait amener un vent d’air frais sur la planète électro, Drone Logic. Un classique. Un must de 2013. En boucle dans les oreilles. Conçu comme un voyage pour ses auditeurs, cet album a été certainement une des plus belles découvertes sur le moment. Et en live Daniel Avery confirme tout son talent. Percutantes, distordues, inattendues et résolument underground les sonorités de Drone Logic mélangent tellement d’influences. De l’éléctro au rock, toujours dans le soucis de faire danser et transpirer. La pluie a beau tomber, rien à faire impossible d’aller s’abriter. Simple, classe, Daniel Avery envoute. La pluie tombe encore plus fort, une averse, et alors ? On en ressort trempé mais c’est tant mieux.

Daniel Avery régalant son monde. C’est avec une immense attente, et sans trop attendre pour le coup, que débarque Nicolas Jaar. Le temps d’installer sa centaine de spot derrière lui et le petit génie de l’électro se lance. Nicolas Jaar avait ébloui la scène électro avec un premier opus éponyme. Ce véritable ovni d’une finesse incomparable se nourrissait d’influences incroyables allant du jazz à la nouvelle vague française. Lente et hypnotique, sa musique affiche un minimalisme élégant et salvateur au casque. En live, ça n’a pas toujours été ça malheureusement. Et pire encore cette année à We Love Green. Une musique incroyable à la production mais si peu dansante, si peu envoutante au final. Un véritable désastre industriel. Un raz-de-marée d’ennuie ponctué par de simples petites montées de son par çi, par là. Avouez que Nicolas Jaar est aussi excitant en live que ta grand-mère en slip. Certainement la plus belle fausse note du festival. Le garçon aurait été bien mieux avant le show Daniel Avery. On prend la mesure de ces quelques nouveaux titres, pas mal en passant, protégeant sa dernière bière de la pluie et puis s’en va.

Ratatat enfin ! Attendu malgré la pluie, le duo new-yorkais avait fier allure en cloture de We Love Green. Et Mike Stroud et Evan Mast peuvent être fier de leur show.Les derniers courageux ont bien fait de rester. A la mise en scène époustouflante et complètement barrée à base de gifs cacatoès, de statues du XVIe qui tournent, de bébés à 8 bras et de gros délires psychédéliques, c’est surtout le show musical qui impressionne. Un mélange de douceur électro, d’excitation rock, de fête pop, Ratatat a vite fait oublier les dernières gouttes. Tout le monde danse au rythme des tubes et des nouveaux morceaux électro-rock de Ratatat. Ils sont que deux, mais la sensation de voir un véritable groupe, alternant entre percussions et solos de guitare héroïques. Le duo est partout. Ratatat a sauvé cette fin de soirée avec classe.

C'est l'amour à la plage (aou cha-cha-cha) [© WLG Yulya Shadrinsky]
Toujours mettre un peu de cul dans un article pour le clic. C’est l’amour à la plage (aou cha-cha-cha) [© WLG Yulya Shadrinsky]
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