Ces derniers jours, des pingouins pas comme les autres ont été repérés à Londres, à Séoul, à Buenos Aires, à Sydney, à New Delhi, à Washington DC, marchant à la conquête d’un sanctuaire de leur océan Antarctique. Une nouvelle expédition hors du commun initiée par Greenpeace.

Le réchauffement planétaire et la pêche industrielle sont deux menaces majeures pour la vie marine en Antarctique. Afin de sensibiliser le public, l’artiste allemand Wolfram Kampffmeyer a créé une « Marche des Pingouins » dans le cadre de la dernière campagne de Greenpeace. À la fois fragile et éphémère, cette Marche des Pingouins est essentiellement constituée de structures géantes de pingouins en papier qui ont été érigées dans diverses villes du monde. Séoul, Barcelone, New Delhi, Londres, Sydney et Washington ne sont que quelques villes où les pingouins en papier sont apparus. Les pingouins, qui apparaissent généralement avec sacs et bagages, représentent ce qu’ils pourraient devoir faire, c’est-à-dire partir loin de l’Antarctique si aucune solution écologique n’est trouvée. Découvrez quelques images ci-dessous, en attendant dans croiser un dans votre ville, qui sait.

À travers cette campagne, Greenpeace et ses pingouins appellent à la création de la plus grande aire protégée de la planète : un sanctuaire océanique de 1,8 million de kilomètres carrés dans l’Antarctique. « Ce sanctuaire constituerait un refuge pour les pingouins, les baleines et les phoques, et interdirait la pêche aux navires de pêche industrielle qui aspirent le minuscule krill ressemblant à la crevette sur lequel repose la vie antarctique », a déclaré Frida Bengtsson, à la direction de Greenpeace’s new Protect The Antarctic campaign.

Alors que les pingouins envahissent les grandes villes du monde, un équipage entreprendra des recherches scientifiques novatrices sur les sous-marins, documentera la faune unique de cette région qui fait face aux changements climatiques, à la surpêche et à la pollution, et rassemblera des preuves du besoin urgent des gouvernements de créer un sanctuaire antarctique.

L’expédition verra les premiers humains à visiter le fond marin dans la mer de Weddell, qui fait l’objet d’une proposition de l’UE pour un sanctuaire océanique devant être examinée par la Commission de l’océan Antarctique (CCAMLR) en octobre 2018. Les scientifiques antarctiques pourront identifier les écosystèmes marins vulnérables et les nouvelles espèces sur les fonds marins, y compris les coraux rares et les éponges. Cela constituerait une preuve supplémentaire de la nécessité d’une protection complète de la zone. L’équipage effectuera également un échantillonnage de l’eau pour identifier la présence de toute pollution plastique dans cette région éloignée.

« Les premiers pas ont été faits par ceux qui ont été chargés de gouverner l’océan antarctique pour protéger l’un des derniers écosystèmes marins vierges du monde; un océan qui relie tous les océans. Je suis ravi de collaborer avec Greenpeace et de fournir la science qui aidera à déterminer les zones qui devraient être une priorité pour la protection que les pays travaillent ensemble pour créer le plus grand sanctuaire océanique du monde. » a déclaré Dr Susanne Lockhart, qui fera parti de cette importante expédition.

Découvrez quelques photos de la Marche des Pingouins