Avant que Stanley Kubrick ne soit reconnu comme l’un des plus grands réalisateurs du cinéma, il était un simple ado vivant à New York et à la recherche d’un emploi. Et à force de vaguer dans les rues, le jeune garçon de 17 ans n’a pas pu s’empêcher de photographier ses contemporains qu’il pouvait croiser. Au point d’en faire l’un de ses premiers métiers.

Stanley Kubrick était un réalisateur, écrivain, producteur et photographe américain. Connu pour le soin scrupuleux avec lequel il choisi ses films, ses histoires,la variété des genres dans lesquels il a travaillé, et surtout son travail de mise en scène minutieuse et son perfectionnisme technique. Il a maintenu un contrôle artistique presque complet durant toute sa carrière, en faisant des films selon ses propres caprices et contraintes de temps, mais avec le rare avantage du soutien financier du grand studio pour tous ses efforts.

Pour son treizième anniversaire, le père de Stanley Kubrick lui offre son premier appareil photo. Cette nouvelle activité le passionne et lui fait oublier sa passion de jeunesse, le jazz, et son rêve de devenir batteur de jazz professionnel. Il prend de nombreuses photos et les développe avec un ami dans la chambre noire familiale. Il devient le photographe officiel de son collège et a pour idole le reporter-photographe Weegee.

En avril 1945, à l’âge de 16 ans, il réussit à vendre au magazine illustré Look une photographie d’un vendeur de journaux en larmes après la mort de Franklin D. Roosevelt, qu’il a prise alors qu’il se rendait au lycée. La rédactrice en chef l’engage comme photographe indépendant, « par pitié » dira-t-il plus tard. Stanley Kubrick y travaille durant quatre ans et y apprend les ficelles du métier, la composition d’une image, les éclairages, l’usage des extérieurs et l’art de saisir le mouvement. Plutôt perfectionniste, il lui arrive de prendre plusieurs centaines de clichés pour réaliser une seule photo. Grand amateur de boxe, son premier « photos-récit » intitulé Prizefighter (Le Professionnel) raconte une journée de la vie du boxeur Walter Cartier. C’est ce photo-récit qui sera à l’origine de son premier court : Day of the Fight (à voir sur Youtube 📺).

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Jusqu’à 1950, Kubrick a travaillé pour le magazine Look, complétant plus de 300 demandes et documentant ainsi la société et les habitants de New York avec brio. Lui permettant ainsi de travailler l’image, ce qui l’a finalement mené au cinéma et à sa place au panthéon des réalisateurs. Mais ce talent et ce génie ne tiennent qu’à de la chance selon lui. Si vous vous demandez comment transformer vos photos en une carrière, laissez Stanley lui-même vous donner un conseil : « pensez à des idées pour des histoires, sortez-les et les envoyez dans les magazines. J’ai eu de la chance. Je l’ai compris lorsque j’étais jeune. »

Découvrez quelques photos de Stanley Kubrick photo-reporter dans les années 40 à New-York

Source : Vintag.es

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